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Sur ce dont parle le bouquin de K Dick Le maître du Haut château.

Certains comportements sont inhérents à la notion d’Empire (ici il s’agit de l’Empire japonais, qui s’est répandu, à l’occasion d’une uchronie dickienne, sur la côte ouest des USA – les nazis ont pris possession de l’est du territoire) : la propagande, d’abord, que l’on répand afin d’être remercié d’être le maître, la position de subordonné, ensuite, assimilée à une position infantile ; le marchand américain, un des personnages principaux du roman, ne cesse de courber le dos, notamment pour saluer respectueusement ou lécher les culs qui se présentent. Docilité des peuples soumis, contraints d’admirer ceux qui les opprime.

Certes il ne s’agit pas de dire que l’empire nazi et l’empire ricain, au fond, c’est pareil, mais seulement de souligner l’existence de points communs (les nazis sont ce qu’ils sont : des assassins).

L’histoire que raconte le livre n’est pas une transcription de la situation actuelle, ne décrit pas un monde parallèle, un voisin, comme c’est parfois le cas dans les livres de Dick. Dans ce cas, il s’efforce d’évaluer le rôle d’une fiction sur les personnages, son influence (le mythe d’un monde où les Américains, et non leurs ennemis, ont remporté la victoire). Qu’est-ce que cela changerait vraiment que les nazis ou les japonais dominent à la place de la Russie ou des US ? Qu’est-ce qui resterait pareil ? La démesure nazi (folie pure et simple) / la démesure américaine, non orientée vers le crime, une domination sans crime, par la technique (ambigüité de celui qui apporte la technologie à ceux qui ne la détiennent pas)

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