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Les Mots croisés, de Fabio Morabito

Il s’amuse, dans ces 15 nouvelles, de notre penchant commun, dont les conséquences oscillent entre le drame et le simple ridicule, à nous raconter des histoires, à nous faire des idées. Pour ce faire il s’attache à ces micro-événements, qui surviennent le plus souvent dans l’intimité, ou au moment où celle-ci s’apprête à se nouer, à ces moments d’incertitude, de mystère pourquoi pas, et de séduction (ou, aussi bien, de jalousie), qui n’attendent qu’une peau sensible pour produire les fantasmes qui guideront les personnages ; épisodes précaires pendant lesquels rien ou presque ne se passe en réalité, mais où tout pourrait advenir, qui font passer les cerveaux des personnages à l’état d’ébullition (par exemple dans les nouvelles « Le Tour du pâté de maison » ou « les Bulgares »). Enfin, n’exagérons rien, car si les personnages de Fabio Morabito ne peuvent s’empêcher de se faire des films, et de se faire piéger par le scénario qu’ils se sont imaginé, parfois à leur avantage, parfois non, leurs passions sont le plus souvent pacifiées, civilisées dirait l’autre, et s’ils se trompent ce n’est pas sans avoir au préalable soigneusement calculé les moyens d’arriver à leurs fins. Le problème est que celles-ci ne correspondent pas à leur désir profond et, finalement, tant mieux pour eux si leurs plans n’aboutissent pas, ils préfèrent comme ça, en fait, rester peinard, plutôt que poursuivre le mirage d’une ambition qui n’est qu’à peine la leur (cf. le jeu à multiples dupes dans « le tennis du vendredi »).

Des 1001 façons de ne pas savoir ce qu’on veut, ou de se planter dans l’idée qu’on se fait de l’état d’esprit d’un autre. Quelques figures. Un soldat athénien sorti avec Ulysse du monumental cheval de Troie ne veut même pas se battre, mais passe pour un héros. Son seul vœu est de faire du cheval, si bien conçu et sculpté, un nid douillet pour fonder une famille, mais il a toutes les peines du monde à réaliser ce projet pourtant clairement plus simple que jouer au grand guerrier. Un cadre de grande entreprise contant fleurette (essayant) à la fille de son patron, ou encore un type qui se croit beau et écrivain, ou un correcteur attaché à ses convictions et préjugés, en matière de style, rendues caduques par la faucheuse. Tous se trouvent d’une certaine façon pris au piège que leur tend Morabito, qui prend un malin plaisir à glisser ces imprévus minuscules qui feront s’écrouler l’édifice des croyances et aspirations.

Si on se régale de ces péripéties qui n’en sont presque pas, c’est le fait de la finesse du dessin que trace chaque histoire, qui s’insinue et se grave aisément dans notre esprit ; on se trouve ainsi plongé dans le détail du tourment de l’esprit du type tenté de jeter un œil par la petite porte qui sépare sa chambre d’hôtel de celle de sa voisine, puis dans celui d’un chevalier en armure sur le point d’en embrocher un autre. Le plaisir tient aussi à ce qu’on attend, le sourire aux lèvres, le dénouement chaque fois surprenant qui nous montrera, comme aux personnages, ce qui se trouve derrière le voile qu’ils se placent eux-mêmes devant les yeux, si l’on peut dire. De l’humour donc, mais surtout cet art de décrire précisément des liens d’apparence ténus, provisoires ou profonds, qui déterminent la puissance des effets des coups du sort (cf. « Les mots croisés » – l’histoire de deux sœurs qui n’ont plus d’autre lien, n’habitant plus sur le même hémisphère du globe, que les mots croisés que l’une envoie à l’autre, après les avoir remplis puis gommés – justement, tout tiendra aux signes que perçoit la sœur dans la façon donc les grilles sont crayonnées, ou non).

Les mots croisés, de Fabio Morabito, chez José Corti.

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Il ne raconte pas les crimes. Il ne nous révèle rien sur la paniques des victimes, ne nous dit rien de l’adrénaline, les tentatives de fuite, les cris. On ne voit que le résultat : les rapports d’autopsie, les décisions d’enterrer ces femmes dans la fosse commune, comme les flics on se trouve devant le fait accompli. Il préfère nous faire suivre les types qui, eux, survivent, les flics, les criminelles, les femmes qui protestent, ou pas, les Américains venus là, parfois, pour retrouver une femme qui a disparu. Il ne s’attarde pas sur le spectaculaire, les rapports d’autopsie, s’ils révèlent évidemment les violences subies par les femmes, soulignent plutôt l’indifférence de celui qui rédige, c’est son métier, des rapports relativement détaillés, mais la plupart du temps lacunaires même si toujours, forcément, froidement morbides. Il ne nous dit que peu de choses des romans qu’écrit Archimboldi, mais on le voit naître, se battre, ne pas se battre, commencer à parler, voyager, lire, faire l’amour, on l’aperçoit à sa table, il cherche une machine à écrire, il vieillit, comme toutes les personnes qu’il connaît, comme ses maîtresses. On ne sait rien ou presque des théories au sujet desquels les spécialistes se querellent, mais on les voit eux aussi, à leur façon, baiser, chercher, se débattre, douter, devenir fous, esquiver la folie. Il ne s’attarde pas sur les constructions verbales et son style est le plus souvent, quand il ne rend pas le discours de certains personnages verbeux, direct. Il nous parle, nous raconte une histoire, nous montre quelque chose, mais ne semble pas réfléchir au langage lui-même, ce qui l’intéresse c’est la chair, c’est dire le corps, dire l’absurdité ou plutôt la bêtise des ratiocinations, des histoires qu’on se raconte à soi-même. Le plus souvent on pourrait dire que personne ne fait rien, et, bien installés dans notre rôle de lecteur, on voudrait qu’ils se bougent, se révoltent, prennent la décision qui s’impose, brisent les conventions qu’on déteste, c’est un peu tout ce qu’on se dit mais bien sûr si on fait comme l’auteur et qu’on regarde dehors, et qu’on se regarde vivre, travailler, lire, quoi que ce soit, on se demande si ce qu’on fait c’est bien quelque chose, plutôt que rien. Il faudrait peut-être faire la liste de tout ce dont, dans le livre, on ne sait rien, ou du moins tout ce que le narrateur ne raconte pas directement, les meurtres, les théories, certains personnages qu’on ne connaît que par leurs textes lus par d’autres personnages, ou les histoires vraiment racontées par les personnages, sans le filtre ironique du narrateur, les œuvres ou seulement un passage de l’œuvre d’Archimboldi, et que signifie exactement ce titre ? Encore une fois, comme les personnages et sans doute d’autres êtres moins fictifs, on a le sentiment de rester coincé à la surface des choses, une surface seulement translucide, qui nous laisse deviner qu’il y a bien quelque chose là derrière et qu’on pourrait avoir envie de voir de plus près, mais quel effort serait exigé de nous pour nous approcher du cœur, s’il y en a bien un ? Car en plus de tout son ironie se porte aussi, comme d’autres, sur l’écriture de la fiction, et il rend compte par exemple de pensées que les personnages, en réalité (c’est bien de ça aussi qu’il s’agit), ne pourraient pas avoir, ou des pensées qui sont des constructions sans fondement, juste de la pure affabulation, utile pour combler l’ignorance, ou parce que c’est amusant, de s’imaginer ce qui a pu se passer, quand on n’en sait rien, ou trop peu, et l’imagination est un des ressorts qui nous poussent à essayer d’approfondir l’enquête.

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J’annonçais hier à un pote que j’étais sur le point de terminer la lecture du bouquin, et quand il me demandait si ça me semblait toujours aussi bien que les précédentes fois où on en avait parlé, je lui répondais que oui, mais que je craignais que ça finisse, comment dire, en queue de poisson. J’aurais pu ajouter que je n’en voyais pas la fin, qu’il n’y en a sûrement pas, ou répéter que de toute façon, on s’en fout de la fin, ce qui n’est pas tout à fait vrai car quand même, le goût qui te reste dans la bouche une fois le bouquin fermé filtre aussi les sensations que tu avais reçues jusque là. Et il s’agit bien de goût, et de ce qui reste. Car si moi la lecture m’a demandé des semaines, à force de mettre bouts à bouts des moments éparses de lecture, son écriture a pris des années, alors il est logique que le moment de terminer le livre soit aussi celui de se poser la question de ce qui va en rester, de l’héritage que va léguer l’auteur au lecteur. On aimerait être digne de ce genre d’héritage, et on s’imagine qu’il faudrait, pour ça, connaître en détail l’œuvre, prendre pour la lire le temps qu’il a mis pour l’écrire, et non se contenter de seulement passer d’un mot à l’autre en attendant la fin. Est-ce qu’on peut voir, depuis le point de vue de la dernière page, une fois lue, dans ce formidable amoncellement de mots, forts et quotidiens, de gestes, de décors et de réflexions, quelque chose comme une farce ? Le narrateur, souvent, ne laisse pas ses personnages se prendre trop au sérieux. Dans la première partie par exemple, le plus souvent les histoires que racontent les personnages (qui racontent leur vie) sont racontées de façon indirecte, par le narrateur, qui bride ironiquement les élans et les tentations lyriques du conteur. C’est un trait de pas mal de grands, d’insister sur la nécessité, de parler de l’essentiel, du fondamental, du tragique, du sanglant du douloureux, mais de chercher à ne pas le faire trop sérieusement parce que de toute façon on est au final bien incapable de dire quoi que ce soit de décisif ou définitif à ces questions mystérieuses et de toute façon manifestement absurdes, à moins de consentir à s’abandonner à la platitude, c’est pour ça qu’il vaut mieux encore faire un pied de nez à tout cette gravité, ou un bras d’honneur j’en sais rien, bref tout sauf avoir l’air d’un professeur de philosophie (comme on s’imagine parfois les vieux professeurs de philosophie bien à l’abri de l’air ambiant dans leur système bien clos en bois dur). Le roman évoque plusieurs types de littérature, le premier est l’objet universitaire, qui n’est pas l’œuvre écrite, qui n’est pas non plus celle du lecteur à qui on s’adresse. Quatre pauvres types, trouvent à regonfler leur amour propre dans la production de théories littéraires, trouvent dans l’exercice du commentaire le moyen d’exister, et surtout d’effacer leurs tares, leur vie concrète, sexuelle, les conditions véritables de leur survie. Ils dressent donc, au début, entre eux et le monde un voile de mots et de conceptions, qu’ils devront abandonner, ou qu’ils laisseront naturellement tomber, quand reprendront le dessus leurs pulsions, leur besoin d’exister autrement, avec leur corps, de vivre un peu plus. Il y a aussi les littérateurs professionnels, à la recherche de sujets pour faire un succès, mais c’est aussi à leur vie, à leur survie, que B. s’intéresse, pas à leurs œuvres, pas plus qu’on ne sait en quoi consistent les théories littéraires des universitaires pédants qu’on a, pendant un certain temps, juste envie de gifler comme on a souvent envie de se frapper soi-même, pas seulement histoire de se donner un coup de pied au cul pour repartir de l’avant, mais plutôt pour s’envoyer bien loin de ce qui constitue notre quotidien, et ses saletés d’obligations et contraintes, car on a toujours l’impression qu’on ferait vraiment quelque chose, si on n’était plutôt obligé de faire ça. Si on nous montrait la chaîne des actions à accomplir pour faire ce qu’on veut ou ce que, finalement, on doit, et donc qu’il n’y aurait plus qu’à s’y mettre, est-ce qu’on ne mettrait pas justement en avant les obligations pour masquer notre lâcheté. Tout casser et en même temps mettre hors d’état de marche la machine à bonne conscience. Dans le roman on voit les flics se planter, et notre expérience en matière d’enquêtes policières, acquise par le visionnage d’heures de séries, téléfilms ou films policiers, sans parler des livres, nous souffle bien que là il se trompe dans sa déduction et qu’il ne résoudra pas l’affaire en s’y prenant comme ça, et le narrateur s’amuse à nous montrer les faux raisonnements et la négligence, l’indifférence et parfois le cynisme de ces flics, ou des autres, des narrateurs peut-être qui, comme les voyantes séniles à la télévision, se contentent de signaler l’existence du mal, sans s’impliquer physiquement dans le combat. On voudrait bien se dire que les oeuvres qui se coltinent avec la violence et la beauté servent à autre chose qu’à tromper notre ennui, qu’elles nous donnent autre chose que ça, qu’elles ne nous fassent pas seulement rire ou pleurer ou tu vois ce que je veux dire. En fait je ne sais pas ce que j’en attends. Le sentiment d’avoir fait quelque chose ?

Extrait de Nocturne du Chili

« Farewell : si je n’avais pas si mal au bide et si je n’étais pas aussi saoul, je me confesserais dans l’instant. Moi : ce serait un honneur pour moi. Farewell : ou je vous traînerais jusqu’aux toilettes et je vous enculerais une bonne fois pour toutes. Moi : ce n’est pas vous qui parlez, c’est le vin, ce sont ces ombres qui vous inquiètent. Farewell : ne rougissez pas, nous les Chiliens, nous sommes tous des sodomites. Moi : tous les hommes sont des sodomites, ils portent tous un sodomite dans l’architrave de l’âme, pas seulement nos pauvres compatriotes, et l’un de nos devoirs est de le dominer, d’en triompher, de nous mettre à genoux. Farewell : vous parlez comme un suceur de bites. Moi : je ne l’ai jamais fait. Farewell : ici nous sommes en lieu sûr, ayez confiance, ayez confiance, même pas au séminaire? Moi : j’étudiais, je priais et j’étudiais. Farewell : ici nous sommes en lieu sûr, ayez confiance, ayez confiance. »

Roberto Bolaño, Nocturne du Chili, trad. Robert Amutio, ed. Christian Bourgois, p. 67.

J’ai tenté une chronique du bouquin sur le site du FFC.

Appels téléphoniques, de Roberto Bolaño

Le téléphone reste un accessoire. Il permet cependant, parfois ou quotidiennement, à certains des personnages d’Appels téléphoniques d’atténuer le manque. Tous l’utilisent alors qu’ils sont manipulés par les tourments de l’amour ou la menace de la mort, pris de désirs. Tous ces éléments, ces noyaux, sont polymorphes, et à chaque texte est attachée une voix. Elle n’est pas toujours celle du personnage du récit, mais c’est toujours une voix qui s’adresse à nous sur le ton de la conversation, qui nous raconte ce qui est arrivé au propriétaire de la voix, ou ce qu’il a entendu dire à propos d’un ou d’une autre. Ils nous racontent donc leur histoire comme ils peuvent, parfois dans la confusion et l’incertitude, mais toujours avec la volonté de raconter car à chaque fois il se passe quelque chose d’essentiel, quelque chose comme un signe, qu’on ne sait pas interpréter. Les narrateurs peuvent ne pas avoir de connaissance directe des faits dont ils rendent compte. L’important est qu’ils s’adressent à nous. Nous les écoutons parce que même si le locuteur est un agent mafieux, une actrice porno, un sale flic un prisonnier politique un écrivain etc, on a l’impression de le comprendre, de se reconnaître.

Les raisons qui motivent les coups de fils que se passent de temps en temps les personnages impliquées dans les nouvelles sont multiples, bien sûr. Il peut s’agir d’appeler à l’aide, (même si je ne sais pas si le pauvre jeu de mot appel téléphonique – appel à l’aide vaut en espagnol), il peut s’agir d’appels anonymes, de menaces, ou juste d’appels pour se donner des repères au milieu de tout ça, pour essayer de ne pas se perdre.

Chaque nouvelle, donc, nous donne l’occasion d’une rencontre, autour de l’essentiel et de sa fréquente brutalité, de son arbitraire, son absurdité. Certaines histoires dégagent une telle mélancolie… Tous les appels ne peuvent recevoir de réponse, on peut se retrouver incapable de répondre, de dire ce qu’il faudrait, ce qu’on devrait. C’est clairement de lui, l’auteur, et de nous, qu’il est question, et de nos amours, de notre sexualité, notre mort.

Autant dire que les personnages font comme ils peuvent avec ça… et avec leur désir intermittent de vivre.

« Tony ne se fâchait jamais, ne discutait jamais, comme s’il considérait comme absolument inutile de faire en sorte qu’une autre personne partage son point de vue, comme s’il croyait que toutes les personnes étaient égarées et que ce serait prétentieux qu’un égaré indique à un autre égaré le moyen de trouver le chemin. Un chemin que non seulement personne ne connaissait mais qui probablement n’existait même pas. »

Parenthèse à la notule sur Appels téléphoniques

L’auteur a eu l’occasion d’expliciter, un peu rudement, le rapport de la croissance du besoin de sexe avec la proximité de la mort dans « Littérature + maladie = maladie », publié dans Le Gaucho insupportable : « Baiser est la seule chose que désirent ceux qui vont mourir. Baiser est la seule chose que désirent ceux qui sont dans les prisons et les hôpitaux.. La seule chose que désirent les impuissants, c’est baiser. La seule chose que désirent les castrés, c’est baiser. Les blessés gravement atteints, les candidats au suicide, les disciples non rédimés de Heidegger [surtout ceux là]. Même Wittgenstein, qui est le plus grand philosophe du XXème siècle, la seule chose qu’il désirât, c’était baiser. Même les morts, je l’ai lu quelque part, la seule chose qu’ils désirent, c’est baiser. C’est triste à admettre, mais c’est ainsi. » (p. 146). Les facettes de la sexualité sont nombreuses à apparaître dans le recueil de nouvelles, qui évoquent souvent des personnages désespérés.

Anvers, de Bolaño

Une série d’éclats, très intenses et très denses, et de ce fait très étranges, surnaturels, comme une poésie noire, où apparaissent des cadavres pendant que disparaissent d’autres personnages alors qu’ils sont poursuivis par d’autres, à mois que ceux-ci en cherchent de tout à fait différents et qui n’ont rien à voir. Et dans un camping on passe sur une toile blanche, on le devine, un film où jouent les belles femmes et les hommes armés, prêts à tuer s’ils ne l’ont déjà fait. Dans ce camping un jeune homme est perdu entre la fiction et le réel, entre son désir et le manque, entre partir et rester.

Un livre extrêmement mystérieux, écrit ni en vers ni en prose, et le Jourdain en moi s’en trouve tout perdu. Une langue qui ne dit pas ce qu’elle dit, pour ainsi dire, qui nous montre quelque chose situé entre les éclats (résultats d’une explosion), du côté des silences, pendant lesquels on cherche le sens de ce qui reste, du concentré que nous passe Bolaño.
Mais encore une fois tu vas penser que je délire, et j’aurai du mal à te donner tort.


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